Oui, une alternative suisse à ChatGPT existe. Plusieurs, même. Depuis le 9 décembre 2025, Euria, l’assistant IA gratuit d’Infomaniak, traite les requêtes dans des centres de données en Suisse; myAI (Swisscom) et Lumo (Proton) complètent ce paysage d’IA souveraine suisse, adossé à Apertus, le modèle ouvert de l’EPFL et de l’ETH Zurich.
La vraie question n’est donc plus «est-ce que ça existe?», mais «pour quelles données, et pour quelles tâches?». Nous avons vérifié chaque promesse sur les sources officielles le 14 octobre 2026, testé Euria, et construit une grille de décision pour votre organisation.
L’IA souveraine suisse en 2026: qui fait quoi
Quatre noms structurent l’offre en octobre 2026. Ils ne jouent pas dans la même catégorie, et c’est précisément ce qu’il faut comprendre avant de choisir.
- Euria (Infomaniak): assistant IA gratuit lancé le 9 décembre 2025, utilisable sans compte sur le web et en application iOS et Android, dont les requêtes sont traitées exclusivement dans les centres de données d’Infomaniak en Suisse, selon l’éditeur.
- Apertus (EPFL, ETH Zurich, CSCS): pas un produit, mais un modèle de langage publié le 2 septembre 2025 par la Swiss AI Initiative sous licence Apache 2.0, avec poids, données et recettes d’entraînement ouverts. Sa version 1.5 (24 juillet 2026) ajoute notamment la compréhension d’images. On le retrouve dans Euria, dans Lumo, sur la plateforme de Public AI et chez Swisscom.
- Lumo (Proton): assistant axé confidentialité annoncé le 23 juillet 2025, avec chiffrement «zero-access» des conversations. Particularité souvent ignorée: Proton a son siège à Genève, mais Lumo tourne sur des centres de données européens situés hors de Suisse.
- myAI (Swisscom): assistant grand public lancé le 24 septembre 2025, ouvert à toute personne disposant d’un login Swisscom, cliente ou non. Il s’appuie sur le modèle Claude Sonnet 4 d’Anthropic via AWS Bedrock, sur des serveurs situés en Suisse et dans l’UE.
Autour de ces quatre acteurs, un écosystème B2B se forme: le Swiss AI Assistant de Swisscom (hébergé dans ses propres centres de calcul suisses depuis février 2026), SwissGPT d’AlpineAI ou encore le cloud souverain kvant. Signe que la souveraineté des données est devenue un marché, plus seulement un argument.
Euria en détail: ce qui est vérifié, ce que montre notre test
Une précision de transparence avant d’aller plus loin: On Future est client d’Infomaniak pour son hébergement web et co-organise des événements avec Anthropic, l’éditeur de Claude. Ce comparatif n’est sponsorisé par personne.
En octobre 2026, Euria couvre la recherche web (réglée sur «Automatique»: elle se déclenche seule quand la question l’exige), l’analyse de documents (PDF, Word, Excel, jusqu’à 100 Mo), la transcription audio illimitée, les requêtes vocales, l’intégration kDrive et des projets avec instructions personnalisées. Le sélecteur de modèles, constaté lors de notre test, propose trois configurations: Rapide (Qwen 3.8 light, le mode par défaut), Expert (Qwen 3.8 complet) et Apertus 1.5, le modèle suisse, plus une fonction «Réflexion profonde» de raisonnement pas à pas. Infomaniak indique par ailleurs faire tourner d’autres modèles open source en coulisses selon les tâches (Mistral, Llama, DeepSeek, Granite, Whisper pour la transcription). Deux absences notables: pas de génération d’images (Infomaniak la réserve à un produit distinct), pas d’agents autonomes non plus.

Gratuit ne veut pas dire illimité, et la limite ne porte pas que sur le volume. Infomaniak applique un quota de messages sur une fenêtre glissante de 24 heures (sans publier de chiffre), plafonne chaque conversation à 254’000 tokens et limite les comptes gratuits à 2 projets de 5 conversations. Surtout, lors de notre test avec un compte kSuite standard, le passage en mode Expert a affiché une invite de mise à niveau vers une offre supérieure: le modèle complet et la Réflexion profonde sont réservés aux offres payantes. L’usage intensif passe par my kSuite+ (dès CHF 19 par année) ou les offres kSuite Pro.

Les engagements de protection des données, eux, sont explicites. Infomaniak écrit que «les données ne quittent jamais nos data centers en Suisse» et, sur la page produit, qu’«elles ne sont ni enregistrées ni utilisées pour entraîner l’IA». L’éditeur annonce une conformité LPD et RGPD: comprenez un engagement de conception, pas une garantie pour votre usage (nous y revenons plus bas). Un mode éphémère permet enfin de converser sans que la discussion soit conservée; Infomaniak ne le documente nulle part, mais notre test en détaille le fonctionnement ci-dessous.
L’argument écologique est chiffré: le centre de données qui fait tourner Euria est raccordé au chauffage urbain de Genève et pourrait, à pleine capacité, chauffer jusqu’à 6’000 logements en hiver et éviter 3’600 tonnes de CO2 par an, selon les chiffres publiés par Infomaniak.
Notre test d’Euria (octobre 2026)
Nous avons testé Euria le 24 octobre 2026, depuis un compte kSuite standard, dans la configuration que reçoit tout nouvel utilisateur: le mode Rapide, propulsé par Qwen 3.8 light. L’interface est sobre et rapide, les engagements («Exclusivement hébergée en Suisse», «Aucune donnée d’entraînement collectée») s’affichent en permanence sous la zone de saisie. Six tâches, et autant d’enseignements qu’aucune source officielle ne documente.
Rédaction professionnelle: sur un email client à sept consignes précises (structure, ton, réassurances, deux créneaux d’appel, 200 mots maximum), Euria respecte l’essentiel, limite de longueur comprise, dans un français propre. Mais les deux créneaux proposés, «mardi 28 octobre» et «jeudi 30 octobre», n’existent pas: en 2026, le 28 est un mercredi et le 30 un vendredi. Sans accès à la date du jour, le modèle invente des couples jour-date plausibles. Envoyé tel quel, l’email aurait proposé des rendez-vous impossibles.

Analyse de documents: sur une brochure graphique sans couche de texte exploitable, Euria déclare forfait, honnêtement («aucun texte extractible») et sans rien inventer, mais faute d’OCR il ne lit pas ce que les assistants frontière déchiffrent par reconnaissance visuelle. Sur un PDF textuel de 52 pages (la directive eduQua:2021), l’analyse est en revanche remarquable: résumé fidèle, chiffres exacts avec leurs numéros de page, dernière page correctement restituée. Nous avons vérifié chaque valeur contre le document: une seule imprécision mineure sur toute l’analyse.


Transcription audio: sur un mémo professionnel, le texte est fluide, la structure fidèle et le résumé en 3 phrases excellent, jusque dans les nuances. Mais les noms propres suisses trinquent: le SEFRI devient «Cefri» et le nom de notre institut ressort orthographié de deux façons différentes dans la même réponse. Détail révélateur: Euria a titré la conversation «Audio transcription summary», en anglais.

Question factuelle suisse (qui délivre les brevets fédéraux, et comment fonctionne la subvention fédérale des cours préparatoires): la recherche web s’est déclenchée seule et la réponse du mode Rapide était quasi irréprochable, du rôle du SEFRI aux plafonds de remboursement (CHF 9’500 pour un brevet), jusqu’à la nuance que le droit à la subvention dépend de la présentation à l’examen, pas du résultat.
La même question posée à Apertus 1.5 a d’abord fait dérailler l’interface: le modèle a affiché sa commande de recherche brute à l’écran sans parvenir à l’exécuter, et la conversation s’est figée. Au second essai, il a répondu en anglais à notre question en français, confondu brevet fédéral et brevet d’invention (en invoquant l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle), nié l’existence d’un plafond de remboursement et inventé un délai de versement de «30 jours». L’étiquette du sélecteur, «modèle suisse en développement», prend ici tout son sens.

Face au modèle frontière: le même email demandé à ChatGPT (version gratuite, non connectée) donne des créneaux réels, aux bonnes dates, et un style plus fluide, mais dépasse la limite de 200 mots d’environ 15%. Aucun des deux ne s’envoie sans relecture: le souverain échoue sur l’ancrage temporel, le frontière sur la discipline des consignes chiffrées.

Le mode éphémère existe bel et bien pour les comptes connectés: une icône d’horloge en haut de l’écran («Activer le mode éphémère») bascule la conversation dans un état où, selon l’interface, «vous seul pouvez lire cet échange» et «tout s’efface à la fermeture de cette fenêtre». La recherche web y fonctionne, l’analyse de fichiers non. Et sans compte, Euria est en réalité en mode éphémère d’office: pas d’historique, pas de fichiers. Rien de tout cela n’est documenté par Infomaniak: il fallait tester pour le savoir.

Notre verdict: pour la bureautique quotidienne en français, l’analyse de documents textuels et les questions ancrées dans l’actualité, avec la recherche web automatique en filet de sécurité, Euria tient largement la route, et sa transparence (modèles affichés, engagements répétés dans l’interface) est exemplaire. Ses limites sont tout aussi nettes: les détails vérifiables (dates, noms propres) exigent une relecture systématique, l’absence d’OCR ampute l’analyse des documents scannés, et Apertus ne doit pas être choisi aujourd’hui pour un usage professionnel. Pour des équipes aux tâches standard et aux données sensibles, c’est déjà suffisant; pour le reste, la grille de décision ci-dessous.
Tableau comparatif: Euria, Lumo et myAI face à face
Apertus figure ici comme modèle, pas comme produit: on l’utilise à travers Euria, Lumo, Public AI ou un déploiement interne. Informations vérifiées sur les sites des éditeurs le 14 octobre 2026.
| Critère | Euria | Lumo | myAI |
|---|---|---|---|
| Éditeur | Infomaniak (Genève) | Proton (Genève) | Swisscom |
| Lancement | 9 décembre 2025 | 23 juillet 2025 (v2.0 en juin 2026) | 24 septembre 2025 |
| Prix | Gratuit, sans compte (modèle light); mode Expert et usage intensif via kSuite, dès CHF 19/an | Gratuit (compte Proton); Plus à 9.99 USD/mois en facturation annuelle | Gratuit (login Swisscom); Pro annoncé à CHF 14.90/mois, offert 12 mois |
| Hébergement réel | Centres de données Infomaniak, 100 % en Suisse (selon l’éditeur) | Centres de données européens de Proton, hors de Suisse | AWS, serveurs en Suisse et dans l’UE (selon l’éditeur) |
| Modèles | Qwen 3.8 (light en gratuit, complet en payant) et Apertus 1.5 au sélecteur; autres modèles open source en coulisses | Open source: Qwen, GLM, Apertus 1.5, modèles d’image | Claude Sonnet 4 (Anthropic) via AWS Bedrock |
| Entraînement sur vos données | Non, selon l’éditeur | Non, selon l’éditeur (chiffrement zero-access; hors feedback volontaire pour Apertus) | Non, selon l’éditeur |
| Usage sans conservation | Mode éphémère | Mode invité; historique gratuit limité à 7 jours | Suppression manuelle des conversations |
| Cible | Grand public et organisations (kSuite) | Grand public attaché à la confidentialité | Grand public |
| Offre entreprise | kSuite Pro | Lumo for Business (dès 11.99 USD/utilisateur·trice/mois) | Swiss AI Assistant, produit distinct (dès CHF 149/mois, centres de calcul Swisscom) |
Ce que «souverain» garantit, et ce que ça ne garantit pas
Un hébergement en Suisse garantit trois choses: vos données restent sous droit suisse, le contrat n’implique aucun transfert à l’étranger à analyser, et le non-entraînement des modèles sur vos contenus est posé noir sur blanc. Pour une organisation déjà sous pression documentaire, c’est une simplification juridique bien réelle.
Côté LPD, le cadre est connu: le Préposé fédéral (PFPDT) rappelle depuis novembre 2023 que la loi sur la protection des données, technologiquement neutre, s’applique directement aux traitements basés sur l’IA, avec ses exigences de transparence, de droits des personnes concernées et d’analyse d’impact pour les traitements à risque élevé. Et contrairement à une idée répandue, la LPD n’interdit pas les outils hébergés à l’étranger: les transferts vers l’UE et l’EEE sont admis sans garanties supplémentaires, tout comme ceux vers les entreprises américaines certifiées Swiss-U.S. Data Privacy Framework depuis le 15 septembre 2024.
Trois choses, en revanche, que la souveraineté ne garantit pas. La conformité, d’abord: aucun outil ne rend votre usage conforme à la LPD, car elle dépend de ce que vous y mettez et de vos processus; il appartient à chaque organisation de le vérifier. Les performances, ensuite: l’EPFL et le CSCS assument qu’Apertus ne vise pas à concurrencer les modèles frontière, et le test en production le plus sérieux à ce jour (l’agence Liip, environ 39’000 conversations réelles sur huit mois) mesure 55 % de réponses réellement bonnes pour Apertus-70B contre 72 % pour GPT-4o mini. Notre propre test le confirme à petite échelle: dans Euria, sur la même question, le modèle par défaut aidé de la recherche web a répondu juste, pendant qu’Apertus 1.5 affichait sa mécanique interne puis répondait en anglais, avec un contresens sur les brevets fédéraux. L’écosystème, enfin: sur les agents autonomes, les intégrations poussées et le raisonnement long, les assistants souverains ne jouent pas encore.
Quelle IA pour quelles données: la grille de décision
La bonne question n’est pas «souverain ou pas?», mais «quelle sensibilité de données, pour quelle exigence de tâche?». Trois règles couvrent la plupart des situations.
- Données sensibles et tâches courantes: l’IA souveraine suffit. Synthèses, traductions, rédaction d’emails, transcriptions, questions sur vos propres documents: Euria, ou un déploiement interne d’Apertus, couvre ces usages sans que les données quittent la Suisse.
- Raisonnement complexe, agents, production exigeante: les modèles frontière gardent l’avantage. Analyses multi-documents, code, automatisations: Claude, ChatGPT ou Gemini restent devant, à utiliser via leurs offres entreprise, qui excluent par défaut l’entraînement sur vos données selon les éditeurs. Notre comparatif Claude vs ChatGPT pour les entreprises détaille ces réglages de confidentialité.
- Les deux cohabitent très bien dans la même organisation. Cas typique: les RH traitent les dossiers du personnel sur un outil hébergé en Suisse, pendant que le marketing produit ses contenus avec un modèle frontière. L’essentiel est d’écrire noir sur blanc qui utilise quoi, pour quelles données.
Pour la santé, le droit, l’administration et la finance, les signaux officiels convergent. La FMH recommande aux médecins de privilégier des modèles hébergés ou contrôlés localement dès que des données de patient·e·s sont en jeu. La FINMA attend des établissements financiers une gouvernance des risques liés à l’IA depuis sa communication sur la surveillance 08/2024. Et l’État de Genève encadre l’usage de l’IA générative par son personnel depuis novembre 2024. Si votre organisation traite ce type de données, commencez par cartographier vos cas d’usage: notre guide de l’IA pour les PME suisses propose une démarche pas à pas.
Ce que nous observons en Suisse romande
Dans nos formations intra-entreprise à Genève et Lausanne, la question arrive désormais dans presque chaque session, et presque toujours sous la même forme: «a-t-on le droit de mettre ça dans ChatGPT?». Les organisations que nous accompagnons ont généralement déjà déployé un modèle frontière (Copilot, ChatGPT ou Claude), souvent sans cadre d’usage écrit, et c’est la question des données sensibles (dossiers du personnel, données clients, documents juridiques) qui fait émerger l’intérêt pour les options hébergées en Suisse. L’arbitrage que nous voyons se dessiner est celui de la grille ci-dessus: le modèle frontière en offre entreprise reste l’outil de production, et une option souveraine entre en évaluation pour les usages sensibles. Le plus frappant reste le décalage entre les deux questions que posent les équipes: beaucoup s’inquiètent de l’outil, très peu de leurs propres pratiques, alors que c’est là que se joue la conformité.
Les chiffres confirment ce que nous voyons sur le terrain. Selon l’étude UBS et Intervista de mai 2026, menée auprès d’environ 2’500 entreprises suisses, 60 % utilisent déjà l’IA et 59 % placent les risques de protection des données et de sécurité en tête de leurs préoccupations (notre décryptage de l’étude UBS). L’enquête PwC 2026 auprès de 49’364 salarié·e·s dans 48 pays montre l’autre moitié du problème: 64 % ont utilisé l’IA au travail, mais 51 % seulement estiment avoir accès à la formation nécessaire (notre analyse de l’étude PwC).
Autrement dit, l’outil n’est plus le facteur limitant: la compétence des équipes l’est. Que votre organisation choisisse Euria, un modèle frontière ou les deux, la différence se jouera sur la capacité de vos collaborateur·trice·s à les utiliser correctement et en sécurité. C’est exactement ce que couvrent nos formations en intelligence artificielle, des fondamentaux aux usages métier.
FAQ: l’IA souveraine suisse en questions
Existe-t-il une alternative suisse à ChatGPT?
Oui. Euria (Infomaniak) est un assistant IA gratuit lancé en décembre 2025 et hébergé dans des centres de données en Suisse; myAI (Swisscom) est gratuit avec un login Swisscom. Lumo (Proton) est édité depuis Genève mais tourne sur des serveurs européens hors de Suisse, et Apertus (EPFL/ETH Zurich) est un modèle ouvert plutôt qu’un produit grand public.
Euria d’Infomaniak est-il vraiment gratuit?
Oui, et même sans compte Infomaniak, mais avec des limites: un quota de messages sur 24 heures (non chiffré par l’éditeur), 254’000 tokens par conversation, 2 projets au maximum, et le mode Expert (le modèle complet) réservé aux offres payantes. Sans compte, l’analyse de fichiers n’est pas disponible. L’usage intensif passe par les offres kSuite, dès CHF 19 par année pour les particuliers.
Une IA hébergée en Suisse est-elle obligatoire pour être conforme à la LPD?
Non. La LPD autorise les transferts de données vers les pays offrant une protection adéquate, dont l’UE et l’EEE, et vers les entreprises américaines certifiées Swiss-U.S. Data Privacy Framework depuis septembre 2024. Un hébergement suisse simplifie l’analyse juridique, mais la conformité dépend de votre usage, pas de l’outil choisi.
Quelle IA choisir pour des données sensibles en entreprise?
Pour les tâches courantes sur des données sensibles (synthèse, traduction, transcription), un outil hébergé en Suisse comme Euria, ou un déploiement interne d’Apertus, est le choix le plus simple à défendre. Pour le raisonnement complexe ou les agents, les modèles frontière en offre entreprise restent nécessaires, avec un cadre d’usage écrit. La plupart des organisations finissent par combiner les deux.