
UBS a publié le 12 mai 2026 son enquête de printemps consacrée à l’intelligence artificielle dans les entreprises suisses. Menée avec l’institut Intervista auprès d’environ 2’500 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, cette étude offre l’une des photos les plus complètes de l’adoption réelle de l’IA dans le tissu économique helvétique.
Plutôt qu’un nouvel état des lieux global — pour cela, consultez notre article pilier sur l’intelligence artificielle dans les entreprises suisses — cet article propose un décryptage commenté de l’étude UBS : ce qu’elle apporte de nouveau, ce qu’elle confirme, et surtout ce qu’elle implique pour les décideurs romands.
Dans l’éditorial qui ouvre l’étude, Daniel Kalt, économiste en chef Suisse d’UBS, et Michael Bolliger, CIO Suisse, posent le cadre : les entreprises suisses « n’abordent pas l’IA avec un enthousiasme aveugle, mais la considèrent avant tout comme un prolongement pragmatique de la numérisation ». Les auteurs du chapitre dédié à l’IA, Alessandro Bee et Pascal Zumbühl, le résument d’une formule plus brève : « évolution au lieu de révolution ». Derrière ce constat sobre se cache une réalité plus tranchée : une adoption majoritaire mais largement superficielle, un fossé persistant entre grandes structures et PME, et un marché du travail sous tension que l’IA n’a pas encore réussi à dénouer.
À retenir: les 5 chiffres clés de l’étude UBS 2026
- 60% des entreprises suisses utilisent déjà l’IA, mais peu le font de manière systématique
- 5% seulement placent l’IA au cœur de leur modèle d’affaires
- 70% peinent à recruter des collaborateurs avec des compétences en gestion, analyse et connaissances sectorielles
- 43% prévoient d’élargir leur usage IA dans les 5 prochaines années
- 66% anticipent un besoin accru en compétences informatiques et numériques
Source : UBS Outlook Suisse — Intelligence artificielle : résultats d’une enquête auprès des entreprises, mai 2026. Enquête Intervista auprès d’environ 2’500 entreprises suisses, mars 2026.
1. Ce que l’étude UBS révèle de nouveau sur l’adoption
L’étude UBS apporte une donnée plus à jour que la plupart des enquêtes disponibles sur le marché suisse, et surtout elle distingue avec une précision rare deux dimensions souvent confondues : l’adoption ponctuelle de l’IA et son intégration systématique dans les processus métier.
60% d’adoption, mais rarement dans plus de deux domaines à la fois
Selon l’étude UBS, six entreprises suisses sur dix utilisent aujourd’hui l’intelligence artificielle. C’est une majorité réelle, et c’est significatif. Mais Alessandro Bee le reconnaît directement dans le rapport : « De nombreuses entreprises utilisent l’IA, mais peu le font de manière systématique. »
La profondeur d’usage se mesure à un indicateur précis : combien de domaines fonctionnels une entreprise couvre-t-elle avec l’IA ? Seulement 10% des grandes entreprises l’utilisent dans au moins 5 des 6 domaines clés identifiés par UBS. Chez les micro-entreprises — qui représentent 91,1% du tissu économique suisse — ce chiffre tombe à 2%.
L’IA est donc présente dans une majorité des entreprises suisses, mais elle reste largement ponctuelle. On expérimente, on teste un outil d’analyse ou de génération de contenu, on automatise une tâche répétitive. On n’industrialise pas encore.
Les 6 domaines d’usage de l’IA dans les entreprises suisses
L’étude UBS identifie six domaines d’application de l’IA. Voici comment se répartissent les entreprises suisses utilisatrices :
| Domaine d’usage | % des entreprises utilisatrices |
|---|---|
| Aide à la prise de décision et analyse | 51% |
| Amélioration des produits et services existants | 47% |
| Automatisation des processus d’affaires | 37% |
| Développement de nouveaux produits ou services | 26% |
| Amélioration du service client et de l’interaction | 23% |
| Cœur du modèle d’affaires | 5% |
Ce tableau dit une chose claire : l’IA sert d’abord à analyser et décider, ensuite à améliorer l’existant. Automatiser les processus arrive en troisième, devant l’innovation. Quant aux 5% qui placent l’IA au cœur de leur modèle d’affaires : c’est là que se joue la rupture concurrentielle. Et cette minorité est quasi-exclusivement composée d’entreprises du secteur des TIC.
Pour aller plus loin sur le choix des outils qui alimentent ces usages, notre comparatif ChatGPT vs Claude pour l’entreprise détaille les forces de chaque solution selon les cas d’usage concrets.
Quels secteurs mènent la danse selon UBS ?
L’adoption de l’IA en Suisse n’est pas homogène entre secteurs. Elle suit, très logiquement, le degré de numérisation préalable d’une branche.
En tête : les TIC (technologies de l’information et de la communication), les services financiers et l’industrie pharmaceutique. Ces secteurs disposent de données structurées, de budgets IT et d’équipes techniques — les trois prérequis pour tirer parti de l’IA.
À la traîne : le bâtiment, les transports, la santé, le commerce, le bois et le papier, et le textile. Ce n’est pas une question de volonté ou d’intelligence : c’est une question d’infrastructure. Sans données organisées et sans processus automatisés en amont, l’IA reste hors de portée opérationnelle.
UBS le formule clairement : le degré de numérisation d’un secteur et l’adéquation de son modèle d’affaires à l’IA sont étroitement corrélés. Ce constat a des conséquences directes pour les PME, que nous détaillons dans la section suivante.
2. Le grand écart documenté par UBS : PME contre grandes entreprises
C’est probablement l’enseignement le plus important de l’étude UBS pour les décideurs romands. Le fossé entre petites et grandes structures ne se referme pas — il se creuse, à mesure que les entreprises bien numérisées accélèrent leur déploiement IA.
La taille compte plus que le secteur
L’étude UBS révèle un lien mécanique : plus une entreprise est grande, plus elle est numérisée, et plus son modèle d’affaires s’adapte naturellement à l’IA. Les grandes entreprises suisses considèrent majoritairement l’IA comme une opportunité. Les petites sont nettement plus prudentes.
Le chiffre qui illustre le mieux ce fossé : dans au moins trois des six domaines d’usage recensés par UBS, près de la moitié des grandes entreprises utilisent l’IA. Chez les micro-entreprises, c’est 15%. Et rappelons-le : ces micro-entreprises représentent 91,1% de toutes les entreprises suisses. Le sujet touche donc l’écrasante majorité du tissu économique.
Les trois blocages principaux des PME suisses
Pourquoi les PME décrochent-elles ? L’étude UBS identifie les freins principaux. Les deux premiers, et de loin les plus cités, sont le manque d’adéquation du modèle d’affaires à l’IA, et l’incertitude quant à l’utilité et au potentiel concret de la technologie. Vient ensuite, pour environ 30% des entreprises, la contrainte des coûts élevés et des ressources financières limitées. Le manque de ressources humaines et techniques complète ce tableau.
Un détail intéressant : les réglementations strictes ne sont citées comme frein que par 10% des entreprises, toutes tailles confondues. Ce n’est donc pas la régulation qui bloque, c’est l’infrastructure et la lisibilité du retour sur investissement.
Vous êtes une PME romande et l’IA reste un sujet flou ?
Découvrez nos formations courtes spécialement conçues pour les PME, à Genève et Lausanne.
Le cercle vicieux de la numérisation
C’est peut-être le point le plus stratégique de toute l’étude. UBS le documente graphiquement : adéquation à l’IA et degré de numérisation du secteur sont corrélés de manière presque parfaite. Autrement dit, une PME qui n’a pas encore structuré ses données, automatisé ses processus de base ou investi dans une infrastructure IT solide ne peut pas simplement « ajouter de l’IA » par-dessus.
La séquence logique est la suivante : d’abord, numériser. Ensuite, structurer les données. Enfin, déployer l’IA sur des cas d’usage concrets. Brûler les étapes revient à installer une cuisine professionnelle dans un bâtiment sans électricité.
Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour autant — c’est une feuille de route. Pour les entreprises romandes qui n’ont pas encore entamé ce chemin, notre état des lieux complet de l’IA dans les entreprises suisses détaille secteur par secteur les usages, les stratégies d’implémentation et les perspectives 2030.
3. Opportunités perçues selon UBS : productivité d’abord, économies ensuite
L’étude UBS pose une question directe aux entreprises : quelles opportunités voyez-vous dans l’IA ? Les réponses dessinent un portrait assez clair des priorités du marché suisse, et contredisent quelques idées reçues.
L’automatisation et la qualité de décision en tête
| Opportunité perçue | % des entreprises |
|---|---|
| Augmentation de l’efficacité et de la productivité (automatisation) | 41% |
| Amélioration de la prise de décision (analyse des données) | 35% |
| Optimisation de la qualité | 33% |
| Personnalisation et amélioration de l’expérience client | 23% |
| Réduction des coûts | 22% |
| Promotion de l’innovation et développement business | 18% |
L’IA n’est pas perçue comme un instrument de coupes budgétaires
Le chiffre le plus révélateur de ce tableau : la réduction des coûts arrive en cinquième position, citée par seulement 22% des entreprises. Bien loin derrière l’automatisation (41%) et l’aide à la décision (35%).
Les entreprises suisses voient l’IA comme un levier d’efficacité et de qualité, pas comme une machine à comprimer la masse salariale. C’est une posture pragmatique et — il faut le dire — rassurante pour les collaborateurs. Elle correspond d’ailleurs à ce que révèle la section emploi de l’étude, détaillée plus bas.
Notons aussi que 24% des entreprises interrogées ne voient aucune opportunité IA pour leur activité. Ce n’est pas du pessimisme : c’est souvent le reflet honnête d’un secteur peu numérisé, où les cas d’usage concrets restent difficiles à identifier sans accompagnement.
4. Les risques identifiés par UBS : la protection des données en tête
L’étude UBS donne autant de place aux risques perçus qu’aux opportunités. Et sur ce terrain, le tableau suisse est cohérent avec ce qu’on observe dans tout environnement réglementaire exigeant.
Le top 5 des risques perçus par les entreprises suisses
| Risque perçu | % des entreprises |
|---|---|
| Risques liés à la protection des données et à la sécurité | 59% |
| Décisions erronées par des données ou algorithmes défectueux | 50% |
| Perte de contrôle et de transparence | 38% |
| Dépendance vis-à-vis des fournisseurs de technologies | 37% |
| Risques de réputation en cas de dysfonctionnement ou d’abus | 31% |
Pourquoi ces craintes ne sont pas irrationnelles
La protection des données comme risque numéro un n’a rien d’étonnant en Suisse. La nouvelle Loi fédérale sur la protection des données (nLPD), en vigueur depuis septembre 2023, impose des obligations strictes sur le traitement des données personnelles. Dans les secteurs financiers et pharmaceutiques — justement ceux qui sont les plus avancés sur l’IA — les exigences réglementaires sont encore plus contraignantes.
La conséquence pratique est directe : les outils grand public comme ChatGPT ou d’autres solutions en accès libre sont souvent interdits en interne par les directions juridiques ou IT. L’étude UBS le confirme : les grandes entreprises sont nettement plus nombreuses à en interdire l’usage à leurs collaborateurs que les micro-entreprises, qui au contraire l’encouragent activement.
Ce n’est pas une impasse, c’est une invitation à choisir des outils adaptés et à former les équipes à un usage responsable et souverain de l’IA. C’est précisément ce que couvrent les formations en usage professionnel de l’IA, comme celles que propose On Future à Genève et Lausanne.
5. Emploi selon UBS : pas d’effondrement, mais des compétences en mutation
C’est la question que tout dirigeant se pose, et que l’étude UBS traite avec une rigueur bienvenue. La réponse courte : non, l’IA ne va pas détruire l’emploi en Suisse à court terme. La réponse plus nuancée : elle va transformer ce qu’on attend des collaborateurs, et les entreprises ne sont pas prêtes.
La stabilité de l’emploi reste la prévision majoritaire
En novembre 2025, le McKinsey Global Institute estimait dans son rapport Agents, Robots, and Us: Skill Partnerships in the Age of AI qu’avec l’état actuel de la technologie, 57% du travail effectué dans l’économie américaine pourrait techniquement être automatisé.
Les entreprises suisses ne partagent pas ce scénario. Selon l’étude UBS, plus de la moitié d’entre elles prévoient un emploi inchangé dans les cinq prochaines années du fait de l’IA. Une légère tendance à la baisse est anticipée, notamment dans la finance, la communication, les transports et l’industrie pharmaceutique, mais aucune coupe franche ne se profile à l’horizon. Le secteur de l’éducation prévoit même une augmentation des effectifs.
L’IA comme outil de soulagement, pas de substitution
Le chiffre le plus rassurant de toute l’étude : deux tiers des entreprises voient l’IA comme un moyen de soulager leurs collaborateurs en leur évitant les tâches répétitives et chronophages. Seulement 10% la voient comme un substitut au personnel.
Ce résultat est cohérent avec les priorités identifiées dans la section opportunités : les entreprises veulent gagner en efficacité et en qualité de décision, pas se débarrasser de leurs équipes. Grâce à l’IA, les collaborateurs doivent pouvoir se concentrer sur des tâches plus complexes, ce qui fait d’ailleurs monter le niveau de qualification attendu.
La vraie urgence selon UBS : la pénurie de talents qualifiés
C’est ici que le tableau devient préoccupant. Près de 70% des entreprises suisses déclarent avoir du mal à recruter des collaborateurs avec des compétences en gestion, en analyse ou des connaissances sectorielles spécifiques. Ce chiffre est d’environ 60% pour les compétences en informatique et en innovation.
Simultanément, voici ce que les entreprises prévoient comme besoins en hausse dans les cinq prochaines années :
| Type de compétences | % anticipant une hausse des besoins |
|---|---|
| Compétences informatiques et numériques | 66% |
| Créativité et capacité d’innovation | 59% |
| Capacités d’analyse et de résolution de problèmes | 58% |
| Compétences de direction et de gestion | 51% |
| Connaissances sectorielles spécifiques | 45% |
Le paradoxe est saisissant : les entreprises veulent des collaborateurs plus qualifiés, mais peinent déjà à recruter des profils compétents aujourd’hui. Et l’IA amplifie ce besoin au lieu de le résoudre. Pour les PME romandes, l’étude UBS le formule sans détour : « L’IA pourrait atténuer les défis liés à une population active stagnante, mais elles manquent des spécialistes nécessaires pour la mettre en œuvre. »
Il y a une logique dans ce paradoxe : plutôt que de chercher à recruter des talents introuvables sur un marché déjà tendu, former les collaborateurs en place est la réponse la plus directe et la plus durable.
Plutôt que de chercher des talents introuvables, formez les vôtres.
Le Brevet Fédéral AI Business Specialist est reconnu par la SEFRI et conçu pour les profils business, sans background technique requis.
6. Ce que l’étude UBS implique pour vous en 2026 — la lecture On Future
Les données UBS dressent un constat. La question qui suit naturellement : qu’est-ce que ça change pour vous, maintenant, dans votre organisation ? Voici notre lecture des priorités selon le profil de votre entreprise.
Pour les PME : ne pas attendre, mais structurer avant de déployer
Le principal piège serait de croire qu’il faut attendre d’être « prêt » pour commencer. Les entreprises qui attendent la maturité parfaite se retrouveront à la traîne pendant que d’autres apprennent en faisant. Mais déployer l’IA sans base solide, c’est risquer de générer des résultats médiocres qui créeront de la méfiance en interne.
La bonne approche se déroule en quatre temps :
- Audit numérique interne : où en sont vos données ? Sont-elles structurées, accessibles, fiables ? Sans cette base, l’IA ne peut pas travailler.
- Identification de 1 à 2 cas d’usage concrets : pas « l’IA en général », un problème précis que vous voulez résoudre. Analyse d’emails clients, génération de rapports, aide à la rédaction commerciale, automatisation d’un processus répétitif.
- Formation d’une équipe pilote : 2 à 3 personnes motivées, formées, avec un mandat clair et des indicateurs de succès définis.
- Industrialisation progressive : une fois les premiers résultats validés, on étend. Pas l’inverse.
Pour aller plus loin sur cette démarche d’implémentation, consultez notre état des lieux complet de l’IA dans les entreprises suisses, qui détaille les phases d’expérimentation, de projets pilotes et de déploiement à l’échelle.
Pour les grandes entreprises : sortir des POC, passer à l’industrialisation
Les grandes entreprises suisses sont dans une phase différente. Elles expérimentent depuis plus longtemps, mais l’étude UBS révèle que même parmi elles, seuls 10% utilisent l’IA dans au moins cinq domaines. Autrement dit, la majorité en est encore aux projets pilotes décentralisés.
Les trois priorités pour 2026 : centraliser la gouvernance IA (qui décide quels outils sont autorisés, dans quel cadre réglementaire ?), sortir les meilleurs POC de l’expérimentation pour les passer en production, et investir dans la montée en compétences continue des équipes — pas seulement IT, mais management, finance et RH. Nos formations en management et transformation sont conçues pour accompagner exactement cette montée en puissance des équipes dirigeantes.
Pour les collaborateurs : se former maintenant, c’est un avantage compétitif sur 5 ans
L’étude UBS est limpide : les compétences qui augmenteront le plus en valeur sont celles qui combinent capacités numériques et expertise métier. Un DAF qui sait utiliser l’IA pour l’analyse financière. Un responsable marketing qui maîtrise les outils IA de génération et d’analyse. Un manager qui sait piloter une équipe dans un environnement augmenté par l’IA.
Ces profils hybrides — business + IA — sont précisément ce que peinent à recruter les entreprises suisses aujourd’hui. Se former maintenant, c’est anticiper une demande qui va s’accroître dans les 3 à 5 prochaines années. La formation IA en Suisse romande proposée par On Future est conçue pour ces profils non-techniques qui veulent maîtriser l’IA appliquée à leur métier.
7. Les formations On Future pour répondre aux enjeux de l’étude
Les besoins que documente l’étude UBS — compétences numériques, capacité d’analyse, pilotage de la transformation — correspondent exactement aux parcours que propose On Future à Genève et Lausanne.
Brevet Fédéral AI Business Specialist
Pour qui : managers, chefs d’équipe, responsables business qui veulent piloter l’IA en entreprise sans background technique.
Reconnaissance : Brevet Fédéral délivré par la Confédération et ICT-Formation professionnelle Suisse, complété par un Diplôme On Future en Automatisation et IA agentique (module exclusif avec partenaire Make).
Durée : 350 heures, format hybride (cours en ligne, samedis en présentiel à Lausanne, modules e-learning).
Prochaine session : démarrage le 5 septembre 2026, examen fédéral en octobre 2027.
Tarif : CHF 13’500 — soit CHF 6’750 net après subvention fédérale de 50% (SEFRI).
En savoir plus sur le Brevet Fédéral AI Business Specialist →
Formations IA appliquées au marketing digital
Pour qui : équipes marketing, responsables communication, chargés de contenu.
Contenu : usage professionnel de ChatGPT, Claude et des outils IA de marketing — génération de contenu, analyse de campagnes, automatisation, GEO (Generative Engine Optimization).
Catalogue : 8 parcours du Certificat de compétence court (10h, CHF 790) au Brevet Fédéral Spécialiste en Marketing avec double diplôme Marketing + IA (350h, CHF 9’800, subvention SEFRI 50% applicable).
Format : blended learning (présentiel à Genève et Lausanne + e-learning).
Voir les formations en marketing digital →
Formations management et transformation digitale
Pour qui : dirigeants et cadres qui doivent piloter la transition IA de leur organisation.
Contenu : leadership à l’ère de l’IA, conduite du changement, gouvernance des outils numériques, double diplôme IA & Management ou IA & Leadership.
Catalogue : 3 programmes diplômants — Brevet Fédéral Spécialiste en conduite d’équipe (36h, CHF 2’300), Certificat ASFC Leadership + Diplôme IA & Leadership (130h, CHF 4’200), Certificat ASFC Management + Diplôme IA & Management (160h, CHF 5’000).
Format : présentiel et en ligne, Genève et Lausanne. Financement cantonal et fédéral disponible selon le programme.
Voir les formations management et transformation →
Prêts à former vos équipes à l’IA ?
On Future propose 6 parcours de formation en IA appliquée, du module court au Brevet Fédéral, à Genève et Lausanne. Financement jusqu’à 50% par la Confédération.
Conclusion : ce que l’étude UBS change (et ce qu’elle confirme)
L’étude UBS de mai 2026 ne bouleverse pas notre lecture du marché suisse de l’IA — elle la précise, la chiffre et la met à jour. La formule « évolution au lieu de révolution » résume bien la situation : l’IA progresse, elle s’installe, mais elle ne transforme pas encore les entreprises en profondeur. La majorité l’utilise de manière sélective et pragmatique — ce qui, dans un contexte helvétique de prudence mesurée, n’est pas surprenant.
Ce qui devrait alerter les décideurs, en revanche, c’est le gap compétences que l’étude documente avec une netteté nouvelle. 70% des entreprises peinent à recruter les profils dont elles ont besoin aujourd’hui. Et cette tension va s’aggraver, précisément parce que l’IA fait monter le niveau d’exigence attendu des collaborateurs. Les entreprises qui forment leurs équipes maintenant auront un avantage compétitif mesurable dans 3 à 5 ans. Celles qui attendent que le marché leur fournisse les talents — elles attendent encore.
Pour une vision panoramique de l’IA dans les entreprises suisses au-delà de cette seule étude (secteurs pionniers, exemples concrets, stratégies d’implémentation, perspectives 2030), consultez notre état des lieux complet de l’intelligence artificielle dans les entreprises suisses en 2026.
Et si vous voulez évaluer où en est votre organisation par rapport au marché, nos formateurs à Genève et Lausanne sont disponibles pour un premier échange.
Méthodologie
Cet article s’appuie sur l’étude UBS Outlook Suisse — Intelligence artificielle : résultats d’une enquête auprès des entreprises, publiée en mai 2026 par le Chief Investment Office d’UBS Global Wealth Management (UBS Switzerland AG). L’enquête a été menée en collaboration avec l’institut Intervista auprès d’environ 2’500 entreprises suisses de différentes tailles et secteurs, en mars 2026. Auteurs du chapitre IA : Alessandro Bee et Pascal Zumbühl. Économiste en chef Suisse : Daniel Kalt. CIO Suisse : Michael Bolliger. Rédacteur en chef : Alessandro Bee. Rédaction : Christine Mumenthaler, Agnes Zavala. Clôture de la rédaction : 12 mai 2026.
L’étude est disponible sur ubs.com/outlook-ch-fr.
Les analyses, recommandations et commentaires éditoriaux sont produits par On Future et n’engagent pas UBS.
Questions fréquentes sur l’étude UBS 2026 et l’IA en entreprise suisse
Que dit l’étude UBS de mai 2026 sur l’IA en entreprise suisse ?
L’étude UBS révèle que 60 % des entreprises suisses utilisent l’IA, mais peu de manière systématique. Seulement 5 % placent l’IA au cœur de leur modèle d’affaires. L’enquête menée par Intervista auprès de 2 500 entreprises documente un large fossé entre PME et grandes structures, et une pénurie aiguë de talents qualifiés.
Combien d’entreprises suisses utilisent l’IA en 2026 ?
Selon l’étude UBS de mai 2026, environ 60 % des entreprises suisses utilisent l’IA. L’usage est quasi-standard chez les grandes entreprises et oscille entre 59 % et 77 % chez les PME selon leur taille.
Quels sont les principaux usages de l’IA dans les entreprises suisses ?
Les trois usages dominants sont l’aide à la prise de décision et l’analyse (51 %), l’amélioration des produits et services existants (47 %) et l’automatisation des processus d’affaires (37 %). Seules 5 % des entreprises placent l’IA au cœur de leur modèle d’affaires.
Quels secteurs sont les plus avancés en matière d’IA en Suisse selon UBS ?
Les TIC (technologies de l’information et de la communication), les services financiers et l’industrie pharmaceutique sont en tête. Le bâtiment, les transports, le commerce et le textile sont à la traîne, en raison d’un moindre degré de numérisation.
Quels sont les principaux freins à l’adoption de l’IA dans les PME suisses ?
Le manque d’adéquation du modèle d’affaires à l’IA, l’incertitude sur l’utilité concrète, les coûts élevés et le manque de ressources humaines et techniques. Les réglementations strictes ne sont citées comme frein que par 10 % des entreprises.
L’IA va-t-elle détruire des emplois en Suisse selon UBS ?
Non, pas massivement selon l’étude UBS 2026. Plus de la moitié des entreprises prévoient un emploi inchangé. Une légère baisse est attendue dans la finance, la communication, les transports et la pharma. Deux tiers des entreprises voient l’IA comme un outil de soulagement des collaborateurs, et non comme un substitut.
Pourquoi 70 % des entreprises suisses peinent à recruter pour l’IA ?
L’étude UBS documente un paradoxe : les entreprises veulent des profils combinant compétences métier et numériques, mais ces profils hybrides sont rares sur le marché. 70 % des entreprises peinent à recruter en gestion, analyse et connaissances sectorielles, environ 60 % en informatique et innovation. La formation interne devient une alternative incontournable.
Quelles compétences seront les plus recherchées avec l’IA en Suisse ?
Selon l’étude UBS, 66 % des entreprises anticipent une hausse des besoins en compétences informatiques et numériques, 59 % en créativité et innovation, et 58 % en capacités d’analyse et de résolution de problèmes.
Quels sont les risques perçus par les entreprises suisses face à l’IA ?
La protection des données et la sécurité arrivent en tête (59 %), suivies des décisions erronées par des algorithmes défectueux (50 %), la perte de contrôle et de transparence (38 %) et la dépendance aux fournisseurs de technologies (37 %).
Quelle est la différence entre PME et grandes entreprises sur l’IA en Suisse ?
Les grandes entreprises sont mieux numérisées, disposent de plus de ressources et utilisent l’IA dans davantage de domaines. Environ 10 % des grandes entreprises l’utilisent dans au moins 5 des 6 domaines clés, contre 2 % pour les micro-entreprises. Les PME sont principalement freinées par le manque d’infrastructure numérique et la difficulté à identifier des cas d’usage concrets.
Comment une PME suisse peut-elle se lancer dans l’IA en 2026 ?
En commençant par un audit numérique interne, en identifiant 1 à 2 cas d’usage concrets, en formant une équipe pilote et en industrialisant progressivement. L’IA ne peut être déployée efficacement que sur une base numérique préalablement structurée.
Quelle formation suivre pour se former à l’IA en Suisse romande ?
On Future propose le Brevet Fédéral AI Business Specialist reconnu par la SEFRI, ainsi que des formations courtes en IA appliquée au marketing, au management et aux RH, à Genève et Lausanne. Ces formations sont accessibles sans background technique.